Les planaires appartiennent à l'embranchement des Platyhelminthes, un ancien groupe d'invertébrés bilatéraux, non segmentés et au corps mou. Dépourvus de cavité corporelle interne (cœlome), ainsi que d'organes circulatoires et respiratoires spécialisés, ces animaux sont limités à des formes corporelles aplaties ou minuscules. Cette structure permet à l'oxygène et aux nutriments de traverser directement leurs tissus par simple diffusion. Dans les environnements marins, les espèces libres appartiennent principalement à la classe des Turbellaria et à l'ordre des Polycladida, captivant l'attention des observateurs sous-marins par leurs couleurs vives et leur agilité surprenante.
L'une des espèces marines les plus distinctives est la planaire tapis persan (*Pseudobiceros bedfordi*), qui atteint une longueur de 8 à 10 centimètres. Cette planaire présente un motif de coloration complexe composé d'un fond brun à noir recouvert de milliers de taches jaunes vives et de lignes transversales roses. Son dessous est rose pâle, et les bords extérieurs de son corps sont ondulés et froncés. À l'extrémité antérieure, une paire de pseudotentacules dressés formés par des plis du manteau antérieur sert d'organes sensoriels.
Contrairement à de nombreux invertébrés benthiques se déplaçant lentement, les planaires marines libres sont des prédateurs rapides capables de nager dans la colonne d'eau. En ondulant rythmiquement les bords fins et froncés de leur corps, les planaires peuvent se détacher du substrat et exécuter de gracieuses démonstrations de nage. Des motifs de coloration distinctifs permettent aux planaires individuelles de reconnaître les membres de leur propre espèce, empêchant l'accouplement interspécifique dans les habitats récifaux denses et biodiversifiés.
Comportement & reproduction
- Taille
- Inconnu
- Poids
- <1 g - 10 g
- Durée de vie
- quelques mois à 1 an
- Statut
- Non évalué
Le comportement reproducteur des planaires polyclades est remarquablement dynamique. Étant des hermaphrodites simultanés, les membres du genre *Pseudobiceros* possèdent deux pénis et s'engagent dans un duel d'accouplement connu sous le nom d'«escrime pénienne». Au cours de cette rencontre, les deux individus tentent de percer la paroi corporelle de leur adversaire pour injecter du sperme tout en évitant d'être eux-mêmes fertilisés. Le sperme injecté dans n'importe quelle région du corps forme des traînées pâles visibles — ressemblant à des éclairs — à travers les tissus du partenaire, sur son chemin pour féconder les œufs.





























